La Pellicane et D.Kowarsky : Une VIEILLE LICORNE


Prochaine date :
Vendredi 10 mars à 20H - Université de Dijon- Journée table ronde :
En faim de contes Universalité et diversité du Conte
Entre conte traditionnel et modernité,
quelles évolutions pour le conte ? 
Le conte comme outil d'action interculturelle.
  Institut Denis Diderot, 36 rue Chabot-Charny Dijon
organisé par : Association ACEF-IUP :
ASSOCIATION DES ÉTUDIANTS EN CULTURE, ÉDUCATION ET FORMATION DE L'INSTITUT


Depuis une dizaine d'années les chemins de Myriam et de Didier n'ont cessé de se croiser; de partenariats en confrontations, de convictions partagées en contradictions assumées, les exigences des deux explorateurs de la parole ont enrichi leurs recherches.
L'occasion qui leur a été donnée de partager la scène a ouvert de nouveaux territoires, à la conjonction de leurs planètes respectives. Deux approches de la réalité, deux manières de danser le monde et de le dévisager.

Dans la froide lumière de Notre-Dame la Lune, une Licorne, plus vieille que nos souvenirs, fait vibrer la menace et la promesse. Elle se niche au coeur d'un jeu dangereux, magique : le conte emprunte ici sa dynamique à la poésie, celle qui "n'est pas faite pour décorer un intérieur" (Picasso), mais pour lutter contre le confort, le conformisme et l'ennui.
L'animal à deux têtes est fantasque : nul ne sait quelle surprise, quelle déconvenue ou quel secret peut surgir d'un éclat que l'on croyait limpide. L'ombre et la lumière, le silence et le cri, les deux parleurs s'aventurent en contrastes et en coïncidences avec le spectateur, témoin et partenaire de l'action.

Le geste, le chant, l'évocation, l'histoire, le mythe et le poème, choses nouvelles et choses renouvelées ouvrent sur le monde de singulières fenêtres.

"La lune, contes, poésies, mystères, labyrinthes, stupeurs, impertinences, secrets, Histoires à dormir debout, Histoires qui tuent...
Pour la première fois, nous accueillons un duo déjà créé : en octobre 2015, au Québec « Une vieille Licorne » a pris son premier envol. L'expérience fut si ébouriffante, passionnante, tout simplement AUTRE, qu'il nous a semblé évident de l'inviter chez nous… Les arènes sont un lieu idéal pour cet envol réservé aux ados et aux adultes !
Goulue d'anthropologie sorcière et de mythes, performeuse de la parole, punk et boxeuse, Myriam explore les pratiques populaires, les rites émergents et réinvente des formes initiatiques. Didier s'amuse dans les méandres des histoires. Insolent, cohérent et déconcertant, ce conteur n'est pas sage, du tout ! Leur duo est à la fois tendre et détonnant..."
  Françoise Diep

"Le Soleil s'est ouvert les veines, sur un lit de nuages roux,
et son sang, par la bouche des trous, s'éjacule en rouge fontaines..
La Lune rouge rêve dans le dernier ciel.." tao parlé pour une Vieille Licorne avec Didier Kowarsky et Irma Vep!




«  Sur une même scène, le temps ne s'écoule pas avec la même vitesse pour les deux conteurs... le mouvement des corps peut être perçu au ralenti, et dans le même temps, il est fulgurant...

L'attention est portée sur ce qui est en cours offre une perception du temps qui se décale.

Lorsque je m'arrête pour laisser l'autre continuer l'histoire, je suis dans le même espace mais je vois le temps défiler différemment ; si je bouge c'est parfois comme si je restais à l'arrêt, immobile mais extrêmement présente à ce qui se passe, comme une eau calme qui reflète la lune.

Lorqu'on voit un TGV passer alors qu'on est sur le quai, on voit le TGV passer à grande vitesse. Lorqu'on est dans le TGV, le paysage défile très lentement.

Lorsqu'on voit la lune dans le ciel, alors qu'il y a des nuages poussés par le vent, la lune semble courrir dans le ciel. Si la lune est dans un ciel sans nuages, elle semble immobile.

La geste d'un conteur se révèle parfois lorsqu'il est en jeu avec un autre conteur, dans un rapport d'égalité de présence, comme l'ombre et la lumière. »

Myriam Pellicane


"nous racontons et l'énigme du monde s'en trouve heureusement augmentée" Pierre Péju













Didier Kowarsky - 

PROFIL


Conteur, formateur, chercheur dans le domaine des Arts du Récit.

    Didier Kowarsky a pratiqué différentes disciplines de la scène, théâtre classique et contemporain, masque, clown, avant de s'engager sur la voie du conte et de l'oralité.
    Depuis 1988 il explore avec Fatima Aïbout toutes les directions de la parole improvisée, ainsi que les relations de la parole avec la musique, la danse et d'autres arts de la scène et de la piste.
    Ce travail d'investigation ouvre une voie singulière depuis un premier solo créé en 1989, suivi de diverses créations présentées dans les lieux alternatifs, les réseaux du conte, sur les scènes théâtrales et musicales :  récitals informels en solo ou en duo avec Marc Démereau, compositeur et improvisateur, spectacles musicaux avec deux, quatre ou cinq partenaires musiciens, conteurs ou comédiens, ainsi que divers spectacles éphémères avec des artistes de rencontre (danseurs, musiciens, poètes, clowns, conteurs, circassiens).

    Parallèlement à ses spectacles, Didier Kowarsky accompagne dans leurs créations des artistes d'horizons divers, il conduit des stages et des ateliers d'oralité, ainsi que diverses interventions en rapport avec la prise de parole et la mémoire (villes, quartiers, groupes, associations).
    Il dirige depuis quatre ans L'Observatoire du Silence, laboratoire théâtral de recherche pluri-disciplinaire.

    "Dans le fond je n'ai rien à raconter : je préfère laisser l'histoire refléter ceci et cela : vous, moi, et l'instant qui nous réunit. Je confronte les histoires à la réalité, pour réaliser les histoires et éprouver la réalité."

Myriam Pellicane


Toutes les photos sont de Maïa Pons Van Dijk

Didier Kowarsky

Myriam Pellicane




















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