FIGURES DE PROUE Québec 2016

Mathieu Epp, Nidal Qannari, Julie Boitte, Anne Borlée
Prochaine expédition pour le Québec Sept/Oct 2016

Myriam Pellicane embarque quatre conteurs explorateurs pour une aventure Québecoise, initiée par Maurice Vaney, programmateur du festival des Grandes Gueules à Trois Pistoles à l'occasion des 20 ans de son festival.

Julie boitte, Anne Borlée, Mathieu Epp et Nidal Qannari sont ceux de la nouvelle génération, des curieux, des fauves, des poètes animés par le désir de la rencontre, des aventuriers de la parole du genre "la tradition est devant nous" ou "la tradition c'est de l'avant garde!".


Peu de préparation, pour se retrouver autour d'impromptus, de veillées improvisées,  de balade aux flambeaux, de conteurs locaux, de coureurs des bois, de créatures fantastiques au coeur du domaine de Luc Malenfant, alchimiste-sculpteur à Rimouski mais aussi vers l'archipel magique des Iles de la Madeleine et l'éblouissante Maison des Arts de la Parole à Sherbrooke.

Une invitation à un festin d'histoires au coeur de la tourmente où ces cinq conteurs, blancs-becs, bâtards et sang mêlés, traversés par le souffle de leurs cousins Deux Pattes aiguillonneront leurs récits de loin en loin, d'ici à là-bas, de là-bas au dedans, pour une trajectoire de rêve
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http://maisondesartsdelaparole.com/lesjourssontcontes/
http://www.conteseniles.com/programmation.html

http://compagnonspatrimoine.com/






5 à 7 Festival les jours sont contés

 
"Elle, Julie Boitte, conte lentement. Sa voix douce, un peu grave, se rend tranquillement jusqu’aux fonds, jusqu’aux derniers spectateurs arrivés. Jusqu’à moi. La plupart du temps, elle se tient droite, tendue vers son public. Lorsqu’elle bouge ses longs bras et ses longues jambes, apparaît le personnage, le dialogue, le territoire de son histoire. Tout se fait lentement avec une certaine gourmandise.
Lui, Michel Faubert, conte plus vite. Sa voix, reconnaissable à sa vibration particulière, nous vrille au cœur de l’intrigue du conte. Sonore, effilée et grave, elle s’empare de notre attention. Il joue avec les notes, les rythmes, chante et conte dans le même souffle.
Une soirée de contes c’est, bien sûr, les histoires partagées – qui se glisseront peut-être dans notre mémoire – c’est aussi des sensations, des impressions, des images et des sons. Une soirée de contes c’est l’amalgame évanescent des sens avec la parole du conteur et de la conteuse. 
Une soirée de conte c’est un échange entendu entre celui qui vient parler et celui qui vient écouter : un silence pour une histoire."
Josée Courtemanche




Le spectacle FIGURES DE PROUE à Sherbrooke ici  Julie Boitte, Anne Borlée et Myriam Pellicane


Pour Figures de Proue : les Photos sont de Maïa Pons Van Dijk


Le spectacle FIGURES DE PROUE à Sherbrooke, ici Mathieu Epp et Nidal Qannari


 Myriam Pellicane



un article de Jean Sébastien Dubé, université de Sherbrooke :
La 24e édition du Festival Les jours sont contés en Estrie vient de se terminer…  Mais elle avait commencé sur des chapeaux de roue!  Le spectacle d’ouverture du 13 octobre 2016 s’appelait Figures de proue. Il y avait assez longtemps qu’un spectacle de contes ne m’avait pas enthousiasmé à ce point.
Plusieurs spectacles me satisfont, me rendent heureux.  Mais celui-là m’a galvanisé. Assez pour que j’aie envie de reprendre mon clavier et d’écrire pour mieux donner sens à ce qui m’avait à ce point charmé.  Si ce show était à ce point exemplaire pour moi, il doit bien s’y trouver quelques leçons qu’il importe de distiller comme un précieux élixir.

Ils étaient cinq Figures de proue:

  • Myriam Pellicane, la marraine en « bienfaisance brute » et kimono qui nous amène ses « protégés », néanmoins chacun des artistes accomplis.
  • Julie Boitte, algue qui ondule entre marginalité et folie, funambule à la voix d’or.
  • Anne Borlée, la harpiste coquine, tant dans son répertoire que dans les clins d’œil avec le public.
  • Mathieu Epp, accordéon, guimbarde; présence physique imposante et tranquille – le gars que tu veux avoir dans ton coin quand la houle se déchaîne.
  • Nidal Quannari, l’improvisateur verbomoteur au ukulélé souriant, même dans la gravité.    

Leçon no.1 :  Un collectif, c’est plus que la somme des parties
Quelque part, sans qu’on ne comprennent trop comment et pourquoi, leurs énergies à tous « restent » sur scène, même quand quatre sont en retrait et qu’un seul d’entre eux conte.  On sent que ce spectacle est coloré des qualités de chacun d’entre eux du début à la fin.  Et ils sont véritablement présents du début à la fin, en écoute totale les uns des autres.Pour moi, il y a là une première leçon pour tous les collectifs : on peut présenter devant public l’addition successives des histoires des uns et des autres, mais c’est tellement plus intéressant quant on peut présenter une telle synergie.




Leçon no.2 : Vive l’expérimentation si la parole reste souveraine!
Y’a des spectacles de conte où l’artiste est assis devant nous sans bouger et ça fonctionne complètement. Puis il y a des ovnis comme Figures de proue qui intègrent des instruments de musique, des chansons, des récitations de poésie, de la danse contact, de la pantomime, des bruits de table, des halètements, des solos, des duos, des trios…



Pourtant, jamais on ne se demande si c’est bien à un spectacle de contes auquel on a été convié.  Encore une fois, y’a des hybridations intéressantes (conte-théâtre, conte-marionnette, conte-clown, conte-musique, etc.), mais ici tous les autres médias soutiennent le conte ou du moins la parole.  On se souvient d’abord des histoires. Le fait qu’elles aient été dites debout sur une table, de dos au public ou accompagnées par le souffle d’un accordéon ne vient que soutenir ou magnifier le propos. Nous étions plusieurs conteurs et conteuses dans la salle ce soir-là à admirer toute la liberté dont avait fait preuve le quintet.  Une invitation à faire de même?

Leçon no.3 : C’est payant de prendre des risques… quand c’est signifiant et bien exécuté
Il y a une bonne part de risque dans le fait de conter dans les bras d’un autre conteur, pendant qu’un autre membre de l’équipe est appuyé sur le mur en train de regarder dans le vague d’un air sauvage, dans le fait d’improviser une partie d’une histoire avec un partenaire, de décliner son identité au milieu d’un spectacle ou de chanter à trois voix une chanson apprise deux semaines plus tôt.  Chaque fois, on quitte le confort d’un contage tranquille, sans problème.  Et cette mise en danger est très bien reçue par le public si elle est faite avec rigueur : ça ne doit pas distraire de l’histoire et il ne faut pas se casser la gueule.  Ça nourrit le spectacle d’inusité. Donc, pour que ça passe, un œil extérieur qui peut nous dire si c’est juste et… travail, travail, travail.


Leçon no.4 : Le jeu de la répétition dans les contes, version 2016
Les contes sont faits de structures connues, de multiples répétitions dans les motifs et dans les noms des personnages, par exemples.  J’ai trop souvent entendu des conteuses et conteurs escamoter ces redites pour accélérer un récit ou pour éviter de lasser le public actuel, habitué de zapper.  Il me semble qu’on nous prive alors d’une des grandes forces de ces textes.

Les figures de proue nous ont démontré à quel point ces jeux de mots et de sens peuvent nourrir un spectacle.  Myriam estime que c’est parce que tous les conteurs du groupe sont particulièrement sensible à l’aspect rituel des contes.  Chaque reprise n’a pas à être exactement pareille à précédente et ces petites variations viennent complètement enrichir le propos.  Qu’il s’agisse de répétions obsessionnelles (« Ça va pas, ça va pas. »), rituelles (« Vent devient brume, brume devient nuage… ») ou qui illustrent l’habitude (« Comme tous les soirs, il a placé ses pantoufles en ligne avec le tapis. »), le spectateur prend goût à découvrir comment sera dite la prochaine répétition et son attention devient exacerbée plutôt qu’endormie.

Leçon no.5 : Sans (nécessairement) rire, tout ça doit se faire dans le plaisir!
Ça pourrait aller de soi, mais malheureusement non.  De tels spectacles peuvent devenir lourds d’intentions et de tentatives à passer des messages… ou de faire rire pour s’assurer de « désennuyer » le public. Rien de cela ici.  Que des cadeaux offerts dans une atmosphère ludique, sereine, mais empreinte de solennité.  Et pourtant chaque spectateur a pu être touché de plusieurs façons différentes : j’ai ri, j’ai versé une larme, j’ai été interpellé.  On m’a parlé de marginalité, de non-violence, de détermination, de sensualité, d’amour, de mort, etc.  J’ai goûté chaque nuance ET j’ai goûté l’ensemble.

Bref, un maudit bon show!


 Le spectacle FIGURES DE PROUE à Sherbrooke , ici Julie Boitte, Nidal Qannari et Anne Borlée

 De Bangkok à New-York, de Paris à Trois Pistoles, de la forêt de Luc Malenfant à la jungle amazonienne, ici à Sherbrooke
Nidal Qannari, notre illustre Puma, notre Peter Brook du Conte, séduisant mais tellement généreux, unique.


Sherbrooke, un article de Maryse Robillard :
Résonnent encore en moi,  la voix forte de Botok et le son de son poing frappant fièrement sa poitrine aussi grosse que celle d’un cachalot; le chant des oiseaux royaux qui jamais ne mentent et révèlent les défauts; le galop des chevaux et leurs hennissements; la voix séduisante et railleuse du prince; et même le son du rougissement des joues de Miette, la bergère, devant ledit prince…  Sans oublier la vieille Léa, pleine de sagesse et de bon sens, qui craque de partout!
De belles histoires, sans âge et de tout public, le tout, ficelées ensemble par le son de la harpe harmonieusement jouée par la conteuse…  Un cadeau, vraiment! 
Anne Borlée n’est point un grand écran géant, comme elle nous l’a fait remarquer en introduction, mais elle est tout aussi captivante… Sinon plus!


 Sherbrooke, extrait de l'article de Marine Pouyfaucon :

Est-ce que tu entends ?…
Les mots que racontent Matthieu Epp, oui, c’est sûr que tu les entends.
Mais entends-tu…
La vibration de sa voix ?
Le bruissement de ses mouvements, tels une danse contée ?
La profondeur de ses silences ?
Tantôt le souffle du vent, tantôt les mélodies envoutantes qui sortent de son accordéon ?


J’ai été fascinée par la précision et l’adresse avec lesquelles il utilise une variété de supports qui font un écrin à la parole contée. La musique, le chant, le mouvement. Ce n’est jamais trop, le dosage est parfait. Matthieu Epp fait corps avec son accordéon diatonique, tel un deuxième poumon musical.
Le rythme de la voix, du corps, des mots sans cesse en variation, pour le plus grand plaisir de toujours nous maintenir alertes.
Matthieu Epp n’a pas seulement l’oreille musicale : il a l’oreille attentive. A l’écoute de son assistance, il n’hésite pas à interagir avec les éléments qu’il capte sur le moment ni à intégrer l’humour, afin de ne pas nous laisser, jamais, dans un état d’abattement.
Autant Michel Hindenoch interpelle mon nez quand il parle du « parfum de l’histoire », autant Matthieu Epp s’est adressé profondément à mes oreilles. 
C’est la musicalité de l’histoire qui m’a frappé chez ce conteur. « Comment l’oublier celui-là, oui comment l’oublier… celui qui marche vers le nord. Celui qui marche vers le nord.... » « Sept garçons qui courent…. » Quelques jours après avoir entendu Matthieu raconter, je fredonne quelques morceaux d’histoires qui m’accompagnent encore, par bribes, telles des incantations magiques.



In-situ la rivière Magog à Sherbrooke Figures de Proue



récapitulatif Maison des Arts de La parole Sherbrooke


Figures de Proue

 Dans les loges, Maison des Arts de la Parole Sherbrooke


Waterville : un collectif de familles réuni autour d'une école libre, non loin de Sherbrooke, et des contes..


Mathieu Epp et Julie Boitte, Maison des Arts de la Parole, Sherbrooke



 Mathieu Epp, Myriam Pellicane, Nidal Qannari

 Anne Borlée


La Maison de Christian Marie Pons chercheur à l'université sur les arts du récit et le renouveau du conte
 L'aventure a commencé ici :un bateau de croisière de Montréal jusqu'à l'île du Prince Edouard à Souris, puis un autre bateau jusqu'au îles de la Madeleine, ci dessus Nicolas Landry, directeur artistique du Festival Contes en îles avec Anne Borlée.
Sur le traversier Myriam Pellicane, Marc André Faurthin, Francis Désilets, Anne Borlée et Julie Boitte



    L'île d'Entrée, arrivée aux îles
                                          
Francis Désilets conteur de Montréal et Mark André Faurthin de Trois Rivières.


Début d'exploration sur le bateau


Les Madelinots, ils n'accueillent pas un spectacle de nous, rodé, bien préparé, ficelé...Non non, c'est bien nous qu'ils attendent dehors à minuit aux flambeaux, sur le ring, sur la glace, sur la scène.

 Cap aux Meules : les conteurs de Figure de Proue racontent avec des conteurs venus du Québec et de la Nouvelle Ecosse, la baie Ste Marie..



Sous les îles de la Madeleine, il y a 9000 mètres de sel, ses paysages et ses roches sont d'une grande diversité..
                                                           


La carte des îles de la Madeleine, avec l'érosion et la montée des eaux ces îles sont amenées à disparaitre dans une centaine d'années..

La shed des raconteux avec André Vignault et la fameuse casquette "Folklore" rebaptisé par les jeunes de la relève "les démons du Folklore"
Repas chez André Vignault avec Clara Dugas, conteuse de la baie Ste Marie

Raconter chez les jeunes adultes en réinsertion, les îles et la transmission orale avec la team des "démons du folklore"
Durant le Festival des îles de la Madeleine, Figures de Proue a rencontré les raconteux : musiciens, autochtones, pêcheurs, les gens se réunissent dans leur "shed", ce sont les garages-ateliers de leurs maisons. Ils jouent de la musique, chante et raconte leur vie. Des vies hors du commun, une vision bouleversante d'un savoir vivre et des histoires des ancêtres aussi, des métissages, des rencontres extraordinaires.




Une femme qui sait : Manon Lacelle, chamane de son état, conteuse. Ici dans une "Shed" de raconteux, en pleine action

Elaine Richard, une vraie conteuse des îles, au centre, avec Julie Boitte et Anne Borlée. Les gens de Hav'e-aux-Maisons ne prononcent pas les «r». Une langue française très savante pour nous, avec un vocabulaire magnifique

Grande nuitée aux Flambeaux, Dune Sud avec les conteurs des îles, du Québec et Figures de Proue
Préparation de la grande nuit des flambeaux : des dizaines de bénévoles madelinots investissent les grottes et balisent le bord de mer sur la Dune sud

Grande Nuit des Flambeaux : les conteurs de Figures de Proues occupent la plage avec Pierre Labrèche, conteur de Gaspésie, Léonce Arseneau, conteur des îles et tous les autres

Un temps exceptionnel pour la Nuit aux flambeaux, Francis Désilets et Michel Boudreau, conteurs en repérage

5 à 7 au Centre d'interprétation du Phoque
Session à la polyvalente : le lycée des îles! Anne Sophie Lapierre conteuse de la relève

Auberge des conteurs : Gros Cap
Dans les loges de la salle des pas-perdus, une soirée mémorable. En tenue de Hockey, pour une soirée Conte-Impro sur le ring


Tradition, transmission, renouveau : Sébastien Croteau, chanteur de musique métal qui utilise sa voix pour des chants harmoniques et chants de gorges, inspirés des inuits et des mongols. Il nous a accompagné pour la balade contée en Forêt chez Luc Malenfant à St Mathieu
Les gens des îles écoutent intensément et si intensément qu'ils perforent la carcasse épaisse des apparences et libèrent essences et lumières


Francis Desilets, Nicolas Landry, Myriam Pellicane

Ouverture du Festival au Musée de la Mer, Havre-Aubert, avec tous les conteurs, les danseuses des Iles et le lancement du livre collectif  : d'Iles en Iles.. de port en port

Le Musée de Paul Grégoire avec Julie Boitte

Claude Bourque et Paul Grégoire au Musé de la Mer : Ces deux sculpteurs-musiciens, rendent les honneurs aux cachalots, aux loups-marins, aux morses, aux dauphins et toutes autres bêtes qui viennent s'échouer sur les Iles, ils dépècent les cadavres, les travaillent pendant des mois pour en faire des objets d'arts ou des instruments de musique, ci dessous l'ossuaire-orgue-à-feu construit en 2013.

Spectacle-performance à l'Aréna de Havre aux Maisons, aux îles de la Madeleine, munis de torches, Paul Grégoire, Claude Bourque et Hugo Blouin enflamment des tuyaux de métal disposés à l'intérieur des ossement de Baleine, pour cette occasion, ils portent des masques faits d'ossements d'animaux, faisant corps avec cette sculpture qui prend vie en poussant des complaintes sous l'effet des flammes
le jardin de Claude Bourque

 Squelette de Dauphin


 Un fou de bassan et Myriam Pellicane
5 à 7 Mathieu Epp et André Vignault


Les jeunes du "lycée" des îles, tous conteurs, tous de la relève, ici la cantine

5 à 7 conté à l'Abri de la Tempête, Etang du Nord, des jeunes conteuses qui porte le patrimoine oral des îles haut et fort! Anne-Sophie, Mélanie, Alice et Alicia avec Anne Borlée et Myriam Pellicane
La veillée des conteurs Madelinots à Cap aux Meules

Francis Désilets, Marc André Faurthin, Sylvain Vigneau et Michel Boudreau entourent un jeune de la relève

Mathieu Epp

Myriam Pellicane et Julie Boitte chez l'artiste Arthure , prémisses d'halloween
La maison des poupées de Madame Arthure


Clara Dugas conteuse anglophone et Myriam Pellicane avec les jeunes de la relève :
ils ont 16 ans cette année, ils sont devenus conteurs, boxeurs ou bénévoles du Festival, Alice a fait l'ouverture de notre grande soirée, un vrai défi de raconter avant 10 conteurs pros, elle était impressionnante

Alicia, 16 ans, les îles de la Madeleine : ......" Et si on levait notre poing pour montrer notre force de caractère et le fait que nous sommes fiers de notre culture? Je lève mon poing haut, pour montrer que nous avons une histoire, nous avons des générations derrière et devant nous, et nous devons conserver une place importante à la culture dans la société, car sans elle, nous ne sommes rien. Tous égaux, tous différents"
Mordor


Le Rendez vous des grandes gueules à Trois Pistoles, Mathieu Epp et Maurice Vaney : directeur artistique. Grandes veillées avec Lucie Bisson, Michel Faubert, Simon Gauthier et les conteurs de Figures de Proues, mais aussi des duos : Nidal Qannari et Anne Borlée et aussi Mathieu Epp et Julie Boitte

Trois Pistoles, le Festival des Grandes Gueules et les compagnons du patrimoine vivants

Festival de Trois Pistoles, le catring sous l'église Anne Borlée, Julie Boitte et Nidal Qannari

La Forge à Bérubé : lieu mythique où nous avons joué en duos, quatuors pour les grandes veillées contes et slam

Les chevaux du vent
Cadeaux des spectateurs à Trois Pistoles après les spectacles : griffes, pattes et poils et épines de porc épic et une crotte d'orignal !

Suite des cadeaux d'après spectacles : pattes d'outardes et os de gibier d'indiens Cree
Dans les loges de la forge à Bérubé, Myriam Pellicane et Michel Faubert
Julie Boitte et Anne Borlée
Le tabac des Mohawks

Visite dans la réserve des Mohawks, les Iroquois

Sur la route
Balade Contée chez Luc Malenfant : 6 mois de préparation pour un spectacle grandiose, complet en un jour, une forêt travaillée en Land Art avec une proposition artistique de Figures de Proue
le conteur est un combattant, il met du coeur dans sa voix, c'est un idiot, un intuitif, il est secret, il s'adapte en permanence, il parle de la vie, de la mort, il connait la magie, il n'a pas de couleur définie, pas de style, il évolue sans cesse, il ne s'enferme pas dans des règles, ce n'est pas le produit d'un style, il fait péter les moules, sa parole est authentique.  # 2016 Figures de Proues # Anne Borlée, Julie Boitte, Mathieu Epp, Nidal Qannari et Myriam Pellicane chez Luc Malenfant, sculpteur
préparation et repérage

préparation et repérage


Une barque, une licorne noire, un passeur, Mathieu Epp, début de la ballade.. les spectateurs sont sur la rive.. Magie, Mystère, incantation..




Spectacle en Forêt Figures de Proue St Mathieu non loin de Rimouski
Mathieu Epp raconte en Forêt

En attendant le public, Figures de Proue


Une créature de Luc Malenfant

Conteur sur la berge Nidal Qannari


Le cercle de Pierres : Cromlech, là où Figures de Proue a stoppé la pluie
La porte Sud Myriam Pellicane

Dans le comlech
Nidal Qannari

Myriam Pellicane

Julie Boitte

Les enfants de St Mathieu ont soigneusement habillé la forêt de Luc Malenfant
le duo Anne Borlée, Nidal Qannari
La maison secrète du Père Noël : il s'appelle Réal ..

Le Jockey, les Dimanches du Conte de Jean Marc Massie, Julie a monté à Bruxelles les Dimanches du Conte au théâtre des Riches Claires en cousinage avec le Québec, deux affaires qui tournent et qui font découvrir les nouveaux conteurs de la Francophonie. Ici Anne Borlée, Francis Désilets et Julie Boitte, Montréal.


Alicia de la team "les démons du Folklore" aux îles de la Madeleine, elle devient conteuse! Un voyage où la transmission s'est faite entre conteurs des îles, du Québec, les français, les belges, les acadiens, et aussi entre génération : les anciens et ceux de la relève! longue vie aux échanges francophones et à Figures de Proue

le Traversier



Anne Borlée et Francis Désilets

Julie Boitte – Bruxelles – Belgique
Conteuse professionnelle depuis 2008, Julie Boitte arpente le merveilleux à travers la tradition populaire et dans la réalité d'aujourd'hui.
Elle conte pour tous les publics en cherchant les passages qui ouvrent d'autres mondes, ceux qui n'apparaissent pas d'emblée.
Elle est notamment sensible à la fragilité humaine qui se transforme en folie, et porte son attention sur l'être qui se débat pour sortir de son enfermement.
Julie crée des spectacles en solo, dans lesquels elle cherche une qualité de vibration depuis sa rencontre avec Didier Kowarsky.
Par ailleurs, son passage à la Maison du Conte de Chevilly-Larue en région parisienne a initié une pratique artistique à plusieurs. Cette recherche se poursuit avec certains laborantins dans le collectif « Front de l'Est ».
Julie fait également partie du collectif belge « Le Lampadaire à 2 bosses » qui explore notamment la question du conte dans l'espace public.
www.julieboitte.com http://conteurs.be/conteurs/julie-boitte
Anne Borlée – Buissonville – Belgique

Depuis 2009, elle se produit sur différentes scènes belges : les Festivals du Conte de Chiny, d’Alden Biesen, de Louvain-la-Neuve, d’Ittre ; les Centres Culturels de Rochefort, Enghien, Bièvres... Anne Borlée joue de la harpe celtique, elle explore le chant, la danse, le théâtre et découvre l’art du conte avec Michel Hindenoch.
En parallèle à ses projets en solo, Anne fait partie du collectif de conteurs « Le Lampadaire à 2 Bosses », créé en 2010 (laboratoire et création de spectacles).
Et puis, 2012 voit naître le duo « Zharpa » où elle conte, chante et joue de la harpe avec Gilles Kremer, guitariste et multi-instrumentiste.

www.anneborlée.be
www.zharpa.com
www.lampadairea2bosses.be
Nidal Qannari – Paris -France
Après des études en Conservatoire et à l'université, Nidal est appelé en 2004 à rejoindre la troupe de l'atelier Volant au sein du théâtre national de Toulouse. Cette troupe a pour vocation d'explorer les formes du théâtre musical. Il y travaille en tant que comédien accordéoniste et participe à plusieurs créations dont L’Augmentation de Georges Perec, mise en scène par Jacques Nichet. Après ces expériences de groupe, le désir de créer un spectacle personnel qui corresponde au maximum à ses envies et à ses affnités artistiques s'est manifesté.
Il se tourne alors vers le conte, grâce à la Compagnie d’Arcalande, avec qui il participe à la création de spectacles jeune public. Après avoir remporté le Prix du Jury au Grand Prix des conteurs de Chevilly-Larue en 2008, Nidal participe au laboratoire des conteurs de la Maison du Conte. En 2010 il créé le spectacle Vilain ! , qui s’attaque avec un humour grinçant, au thème du sacrifce. Il forme avec Hélène Palardy un duo de conte rock, Les Conteurs Electriques en 2011. Dans La Grande Histoire des Petits Trucs (GrHiPeT), il raconte l’origine étrange et cocasse de quelques énigmes de notre culture populaire. Sa dernière création, Robinson TTC, reconstruit le mythe de Robinson avec des consommables de supermarché, spectacle entre récit et théâtre
d’objets.
http://www.cppc.fr/wp/artiste/nidal-qannari/

Matthieu EPP - Strasbourg - France
Conteur professionnel, Matthieu EPP parcourt la narration en croisant les disciplines (voix,
mouvement et musique).
Laborantin à la Maison du Conte de Chevilly-Larue en 2007/08 avec Abbi PATRIX, Pépito MATEO, Haim ISAAC et Pascale HOUBIN il collecte et démêle les fcelles du théâtre d’objets avec Christian CARIGNON et Kathleen FORTIN avant d’entreprendre les « Grands Classiques à domicile ».
Matthieu investit la mythologie nordique en explorant la musicalité de la parole avec Jean- François VROD et Dimitar GOUGOV, l’image projetée sur un rouleau illustré et les ombres avec l'illustratrice Clotilde PERRIN. Membre du collectif « Front de l’Est » (laboratoire de recherche et projets de territoire) Matthieu intervient depuis quatre ans auprès d’étudiants Arts du spectacle à l’Université de Strasbourg.
Il est en résidence triennale 2014-2016 au Relais Culturel de Saverne pour son projet IL Y A DES PORTES qui jette des ponts entre narration, improvisation, écriture collaborative et jeux vidéo.

http://www.rebonds-histoires.net/ 


Myriam Pellicane – Lyon - France
Directrice artistique de la Cie Izidoria depuis 2005 à Lyon, Myriam Pellicane conteuse, explore le mythe et les arts de la parole aujourd'hui dans ses formes traditionnelles, innovantes et pluridisciplinaires. Ses partenaires artistiques sont des conteurs comme Didier Kowarsky, mais aussi des comédiens et spécialistes du travail vocal comme Mireille Antoine et des musiciens.
Avec Myriam Pellicane, la tradition orale est métissages, hybridations, métamorphoses, il s'agit bien de provoquer la rencontre à travers ses voyages et d'inventer des projets audacieux qui donne à voir des mondes nouveaux et exorcisent nos peurs à travers la magie du spectacle vivant.
Ses investigations au coeur du public adolescent, comme la culture manga et le légendaire actuel ouvrent des chemins pertinents de créations qui racontent et poétisent sur les sujets brûlants de nos sociétés en crise.
http://www.izidoria.org/

3 commentaires:

  1. Quel beau voyage je viens de faire dans le domaine de l'harmonie, du merveilleux, de la complicité, entre paysages et personnages, entre rêve et réel. C'est un beau voyage avant d'aller dormir légère, légère.... Merci. Paule

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  2. Salut, je me demandais QUI ES-TU?

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